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Ce qu'est un NUC, depuis quand ce statut existe, qui doit s'y soumettre, combien de passagers sont autorisés, et ce que ça change concrètement par rapport à un usage personnel — avec la fiche de conformité à embarquer.
Un NUC (Navire de plaisance à Utilisation Commerciale) est un navire de conception plaisance qui pratique une activité commerciale d'embarquement de passagers — balade touristique, sortie sportive, journée en mer facturée. Dès que c'est le cas, il ne relève plus seulement de la Division 240 : il bascule sous la Division 241, qui s'y ajoute sans la remplacer.
La réglementation applicable n'est pas celle, beaucoup plus lourde, des navires à passagers classiques — c'est la réglementation « plaisance » de la Division 240, complétée d'un nombre défini d'exigences propres à l'exploitation commerciale : permis de navigation, brevet de capitaine, statut professionnel de l'équipage, vérification spéciale annuelle, matériel complémentaire, plafond de passagers, label NUC sur la coque.
Au-delà de 24 mètres de coque, c'est la Division 242 (grande plaisance, jusqu'à 3 000 de jauge brute) qui prend le relais. Jusqu'en 2026, la Division 241 renvoyait aussi à la Division 245 (navires neufs exclus du marquage « CE ») pour ses exigences techniques ; l'arrêté du 21 mai 2026 la rend autonome sur ce point.
Le terme NUC lui-même n'existe que depuis 2012 — avant cela, le texte parlait de « navires à utilisation collective ». Depuis, chaque révision a précisé un point resté flou : le nombre de passagers, la vérification annuelle, le transport de marchandises sur les voiliers traditionnels, et enfin la traçabilité visuelle du navire.
Arrêté du 9 avril 2008 (JO du 16/05/2008) : la Division 241 encadre pour la première fois les navires de plaisance exploités commercialement.
Arrêté du 3 juillet 2012 : « navires à utilisation collective » devient « navires de plaisance à utilisation commerciale ».
Arrêté du 2 juillet 2014 : critères fixant le nombre maximal de passagers admissibles sur un NUC.
Arrêté du 5 juin 2015 (liens avec la division 245) puis du 2 mai 2017 : transport de marchandises autorisé pour les voiliers traditionnels, vérification spéciale rendue annuelle.
Arrêté du 21 mai 2026 : label NUC sur la coque, texte rendu autonome, cas non couverts intégrés (voyages sans passagers, eaux polaires, voile).
La page que vous consultez reflète cette version consolidée — vérifiez toujours le texte source pour toute décision d'exploitation.
La bascule vers le statut NUC ne dépend pas du type de bateau ni de sa taille : elle dépend d'une seule chose — le fait d'embarquer des passagers dans un cadre commercial.
Trois plafonds réglementaires selon le type de navire — mais ce sont des plafonds, pas des droits acquis : le nombre réellement admissible est fixé au cas par cas sur le permis de navigation, lors de l'approbation du navire, et peut donc être inférieur.
Plafond applicable en navigation internationale, quel que soit le type de navire à moteur — semi-rigide puissant ou yacht commercial.
Catamaran de croisière, voilier de balade côtière : le plafond est plus élevé, sans limitation de puissance ni de taille en dessous de 24 m.
Réservé aux navires à voile conçus avant 1965, ou à leur réplique individuelle — les vieux gréments et leur usage patrimonial.
Depuis l'arrêté du 21 mai 2026, tout navire approuvé comme NUC reçoit un label délivré par l'autorité compétente — un numéro pris sur une liste ministérielle, à afficher de façon visible, selon un format calqué sur celui des navires d'activités côtières (NAC) pour une identification immédiate en mer.
Caractères blancs sur fond rouge — visible depuis la mer comme depuis le quai.
Pour une flotte mixte — NUC et bateaux loués en bareboat sous le même pavillon commercial — seuls les navires effectivement approuvés NUC portent le label. Le confondre avec un simple numéro de coque ou une identification marketing serait une erreur à ne pas commettre au moment d'un contrôle.
La Division 241 ne réinvente rien : elle prend la base « plaisance » de la Division 240 et y superpose les exigences propres à l'exploitation commerciale.
| Exigence | Usage personnel — Div. 240 seule | NUC — Div. 240 + 241 |
|---|---|---|
| Matériel de sécurité de base | ● | ● |
| Permis de navigation spécifique | — | ● |
| Brevet de capitaine (C200 minimum) | — | ● |
| Équipage statut marin professionnel (ENIM) | — | ● |
| Vérification spéciale annuelle | — | ● |
| Matériel d'armement complémentaire | — | ● |
| Label NUC visible sur la coque | — | ● |
| Plafond de passagers réglementaire | — | ● |
| Interdiction d'exploiter une ligne régulière | — | ● |
Vue de synthèse à but pédagogique. Le détail exact du matériel complémentaire dépend du type de navire et de son programme d'exploitation — le texte intégral de la Division 241 fait seule foi.
Au-delà du label NUC, cette révision comble plusieurs angles morts du texte et le rend plus autonome.
Marquage aligné sur celui des NAC (navires d'activités côtières) : numéro ministériel, caractères blancs sur fond rouge, dimensions minimales fixées par le texte.
Arrêté du 21/05/2026La Division 241 renvoyait jusqu'ici à la Division 245 (navires neufs exclus du marquage « CE ») pour ses exigences techniques. Elle devient autonome et mieux adaptée aux navires réellement concernés.
Arrêté du 21/05/2026Voyages isolés sans passagers, navigation en eaux polaires, transport de passagers sur voiliers (type SailCoop), exercices d'équipage et consignes aux passagers : des dispositions spécifiques couvrent maintenant ces situations, sur avis de la Commission centrale de sécurité.
Arrêté du 21/05/2026L'arrêté du 2 juillet 2014, qui fixait à part le nombre maximal de passagers admissibles, est désormais directement intégré à l'article 241-1.09 de la Division 241.
Arrêté du 21/05/2026 — art. 241-1.09Port-base identifié, voyages nationaux n'excédant jamais 12 heures cumulées sur la journée — même en cas de plusieurs navigations successives.
Arrêté du 21/05/2026 — art. 241-1.03Plusieurs analyses professionnelles évoquent une interdiction de naviguer au-delà de 25 nœuds pour les NUC, sauf exceptions encadrées. Ce point n'a pas pu être confirmé de façon certaine dans les extraits consultés du texte définitif — à vérifier directement sur Légifrance avant toute décision d'exploitation.
Presse professionnelle, non confirmé au texteUn navire à voile traditionnel exploité en NUC peut, depuis l'arrêté du 2 mai 2017, transporter des marchandises — une exception au principe général qui interdit toute cargaison à bord d'un NUC, hormis l'avitaillement du bord.
Pour un ketch de collection comme Belle Aventure, cette passerelle entre statut patrimonial et exploitation commerciale mérite d'être vérifiée précisément article par article (241-7.01) avant toute activité de transport.
C'est l'infraction la plus lourde de conséquences pour un exploitant, et elle est plus facile à commettre qu'il n'y paraît — notamment dès qu'un skipper est systématiquement imposé au locataire d'un bateau censé être loué « coque nue ».
Transporter des passagers à titre onéreux depuis un navire non NUC, ou sans détenir le brevet de commandement requis, constitue une infraction grave d'exercice illégal du commandement — et peut être requalifié en travail dissimulé. Le fait qu'un propriétaire soit physiquement à bord ne suffit pas à écarter ce risque : s'il tient la barre en tant que skipper plutôt qu'accompagnateur technique, le contrat de location doit clairement désigner le locataire comme seul chef de bord pour éviter la requalification NUC.
Choisissez le type de navire pour afficher le plafond de passagers applicable, renseignez les champs, cochez au fil des vérifications, puis imprimez pour la garder à bord avec le permis de navigation.