Force 0 à 4 : on part
Conditions idéales pour toutes nos sorties en mer, du lever de soleil au sunset, en voilier comme en catamaran.
LOCVOILIER · Port Corbières et Cassis
Trois questions, puis un skipper vous répond sur WhatsApp.
L’échelle de Beaufort est la règle commune de tous les marins pour parler du vent. Quand un bulletin annonce « ouest force 4 à 5 », chaque chef de bord sait à quoi s’attendre : une belle brise, des moutons sur l’eau et un premier ris à prévoir. Cette page rassemble tout ce qu’il faut savoir sur la force du vent en mer : le tableau complet de l’échelle de Beaufort de 0 à 12, la conversion des nœuds en km/h, la hauteur des vagues correspondante, l’histoire de l’amiral Beaufort et la façon dont nous, skippers à Marseille, utilisons cette échelle pour décider si une sortie a lieu.
Faites glisser le curseur du simulateur pour voir la mer se former, du miroir de la force 0 aux lames blanches de la force 10. Cliquez sur une ligne du tableau pour l’afficher dans le simulateur.
Choisissez une force de 0 à 12 : les vagues, l’écume, les nuages et la voilure du bateau s’adaptent.
En mer :
À terre :
À bord d’un voilier :
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Vitesse du vent moyen, effets en mer et à terre, hauteur probable des vagues au large. Cliquez sur une force pour la voir dans le simulateur.
L’intérêt de l’échelle de Beaufort, c’est qu’elle se lit sans instrument. Bien avant les anémomètres, les marins estimaient la force du vent en regardant la surface de l’eau. Ces repères restent précieux aujourd’hui : ils permettent de vérifier d’un coup d’œil si la prévision correspond à la réalité, avant de quitter le port.
Par vent très faible, la mer se couvre de petites rides en écailles, sans écume. À la force 2, les vaguelettes ont des crêtes lisses qui brillent au soleil. À la force 3, quelques crêtes commencent à déferler : on voit les premiers moutons, ces petites taches d’écume blanche éparses.
Les moutons sont le meilleur indicateur de la force du vent en mer. Nombreux à la force 4, ils couvrent toute la surface à la force 5, où les vagues s’allongent et les premiers embruns volent. Si vous voyez des moutons partout dans la rade, comptez au moins 17 nœuds de vent.
À la force 6, les lames se forment et les crêtes d’écume deviennent larges et blanches. À la force 7, l’écume arrachée aux crêtes s’étire en traînées dans le lit du vent. À la force 8, ces traînées dessinent des bandes bien marquées : c’est le coup de vent, et la mer devient dangereuse pour un bateau de plaisance.
Au-delà, les embruns réduisent la visibilité, les lames déferlent en rouleaux et la surface de la mer devient blanche. Ces forces extrêmes sont rares en Méditerranée près des côtes, mais le golfe du Lion connaît des coups de vent de mistral de force 8 à 9 en hiver.
Attention, les hauteurs de vagues du tableau sont des valeurs probables en pleine mer, quand le vent souffle depuis longtemps sur une grande distance. Près de la côte, la mer dépend aussi de l’orientation du vent : un vent de terre laisse l’eau plate le long du rivage, un vent du large la creuse rapidement.
Francis Beaufort, officier de la Royal Navy né en Irlande en 1774, met au point son échelle en 1805 à bord de la frégate HMS Woolwich. Son idée est simple : remplacer les descriptions approximatives du vent dans les journaux de bord (« bonne brise », « vent frais ») par des degrés numérotés, que tous les officiers interprètent de la même manière.
À l’origine, l’échelle de Beaufort ne parle ni de vitesse ni de vagues. Elle décrit la voilure qu’un navire de guerre de l’époque peut porter : à la force 0, il ne gouverne plus ; à la force 12, aucune voile ne tient. Devenu hydrographe de l’Amirauté, Beaufort impose son échelle dans la Royal Navy, qui l’adopte officiellement en 1838.
Au fil du XIXe et du XXe siècle, l’échelle de Beaufort s’adapte à la navigation à vapeur : les descriptions de voilure laissent place à l’aspect de la mer, puis à des vitesses de vent mesurées. C’est cette version, standardisée par l’Organisation météorologique mondiale, qu’utilisent aujourd’hui Météo-France et tous les services de météo marine. Plus de deux siècles après sa création, elle reste le langage commun des marins du monde entier.
Les bulletins de météo marine de Météo-France expriment le vent en force Beaufort, avec sa direction (d’où il vient) et son évolution. Une prévision « nord-ouest 4 à 5, rafales 6, mer peu agitée à agitée » se lit ainsi : vent de nord-ouest entre 11 et 21 nœuds, pointes à 27 nœuds, vagues de 0,5 à 2,5 mètres.
Quand le vent doit atteindre la force 7 sur une zone côtière, Météo-France publie un bulletin météorologique spécial, le BMS côte. On parle d’avis de grand frais à la force 7, d’avis de coup de vent à la force 8 et d’avis de tempête à partir de la force 10. Ces avis sont relayés par le CROSS sur la VHF après un appel sur le canal 16. Pour un bateau de plaisance, un BMS en cours est une raison suffisante pour ne pas sortir.
L’état de la mer est décrit par une autre échelle, celle de Douglas, fondée sur la hauteur des vagues :
| Degré Douglas | État de la mer | Hauteur des vagues |
|---|---|---|
| 0 | Calme | 0 m |
| 1 | Calme, ridée | 0 à 0,1 m |
| 2 | Belle | 0,1 à 0,5 m |
| 3 | Peu agitée | 0,5 à 1,25 m |
| 4 | Agitée | 1,25 à 2,5 m |
| 5 | Forte | 2,5 à 4 m |
| 6 | Très forte | 4 à 6 m |
| 7 | Grosse | 6 à 9 m |
| 8 | Très grosse | 9 à 14 m |
| 9 | Énorme | plus de 14 m |
La houle, formée par un vent lointain, s’ajoute à la mer du vent local. Une houle d’est peut ainsi rendre la mer agitée à Marseille alors que le vent est faible : c’est pourquoi un bon bulletin donne toujours le vent et l’état de la mer.
À Marseille, trois vents dominent la navigation, et chacun se lit différemment sur l’échelle de Beaufort.
Le mistral descend la vallée du Rhône et souffle souvent force 5 à 7, parfois davantage, avec des rafales fortes. Il arrive par la terre : le long de la Côte Bleue et dans la rade, la mer reste plate près du rivage alors que le vent est puissant. Au large, au contraire, la mer se creuse vite. Un mistral modéré offre de superbes navigations abritées, un mistral fort impose de rester au port.
Le vent d’est souffle moins fort mais arrive du large : il lève une houle qui rentre dans les baies, rend les mouillages inconfortables et s’accompagne souvent de nuages et de pluie. Une force 4 d’est peut donner une mer plus difficile qu’une force 6 de mistral près de la côte.
Par beau temps, de juin à septembre, la brise de mer se lève en fin de matinée et souffle force 3 à 4 de secteur sud-ouest l’après-midi, avant de tomber au coucher du soleil. C’est le vent parfait pour une sortie à la voile, et la raison pour laquelle nos apéritifs au coucher du soleil se font sur une mer apaisée.
Pour connaître la force du vent en ce moment, consultez notre météo marine Marseille ou notre météo marine Cassis, avec le vent en direct sur une carte animée, les prévisions Windy et le trafic AIS.
Sur un voilier, la force du vent se traduit directement en réglages. Jusqu’à la force 4, on navigue avec toute la toile et le bateau accélère à chaque risée. À la force 5, la gîte devient forte : on prend un premier ris dans la grand-voile et on réduit le génois pour garder un bateau confortable et manœuvrant. À la force 6, deux ris et un génois très roulé sont de rigueur, et chaque manœuvre se prépare.
Au-delà, la voilure se réduit encore jusqu’au tourmentin, puis à sec de toile. Le simulateur de cette page montre cette progression : regardez la grand-voile diminuer à mesure que la force augmente. Retenez surtout la règle des marins : on prend un ris dès qu’on se demande s’il faut le prendre.
La force du vent ne fait pas tout. La durée du coup de vent, la direction par rapport à la côte, l’état de la mer, la taille du bateau et l’expérience de l’équipage comptent tout autant. Une force 5 de mistral à l’abri de la Côte Bleue n’a rien à voir avec une force 5 de vent d’est au large des calanques.
Conditions idéales pour toutes nos sorties en mer, du lever de soleil au sunset, en voilier comme en catamaran.
Nous choisissons les mouillages abrités, réduisons la voilure ou décalons l’horaire. Nous vous appelons avant la sortie.
Dès qu’un avis de grand frais est émis, le bateau reste au port. Nous vous proposons une autre date.
Nos skippers professionnels, titulaires du Capitaine 200, consultent les modèles de prévision chaque matin et décident avec vous. Vous hésitez avant de réserver ? Écrivez-nous sur WhatsApp, nous vous donnons notre avis sur les conditions du jour. Nos conseils de prudence sont aussi sur notre page sécurité en mer.
L’échelle de Beaufort mesure la force du vent en mer sur 13 degrés, de 0 (calme) à 12 (ouragan). Chaque force correspond à une plage de vitesse du vent et à un état de la mer reconnaissable à l’œil : rides, moutons, écume, embruns. Elle a été imaginée en 1805 par l’officier de marine britannique Francis Beaufort et reste la référence des bulletins de météo marine.
Force 4 (jolie brise) : 11 à 16 nœuds, soit 20 à 28 km/h. Force 5 (bonne brise) : 17 à 21 nœuds, 29 à 38 km/h. Force 6 (vent frais) : 22 à 27 nœuds, 39 à 49 km/h. Le tableau de l’échelle de Beaufort ci-dessus donne toutes les correspondances, de la force 0 à la force 12.
Tout dépend du bateau, de l’équipage et du plan d’eau. Pour une sortie de plaisance, la force 5 demande déjà de réduire la voilure, la force 6 est réservée aux équipages expérimentés et, à partir de la force 7, Météo-France émet un avis de grand frais : c’est le moment de rester au port. Chez LOCVOILIER, nous adaptons la sortie dès la force 5 et la reportons au-delà de la force 6.
La force du vent correspond au vent moyen, mesuré sur une dizaine de minutes. Les rafales sont des pointes brèves, souvent 30 à 50 % plus fortes. Par mistral, à Marseille, un vent moyen de force 5 peut donner des rafales de force 7. Un bon bulletin donne toujours les deux valeurs.
Un nœud vaut un mille nautique par heure, soit 1,852 km/h. Pour un calcul mental, multipliez les nœuds par 2 et retirez 10 % : 20 nœuds font environ 37 km/h. Pour passer des km/h aux nœuds, divisez par 1,852.
L’échelle de Beaufort mesure la force du vent. L’échelle de Douglas décrit l’état de la mer, de 0 (calme) à 9 (énorme), d’après la hauteur des vagues. Les deux sont liées mais pas identiques : une houle venue du large peut rendre la mer agitée par vent faible, et un vent fort de terre laisse la mer plate près du rivage.
Entre force 2 et force 4, la navigation à la voile est agréable, le bateau avance bien et les mouillages sont confortables. Par mistral modéré, la mer reste souvent plate le long de la Côte Bleue. Par vent d’est, la houle rentre dans la rade : nous choisissons alors des mouillages abrités.
Météo-France émet un bulletin météorologique spécial (BMS) quand le vent doit atteindre au moins la force 7 de l’échelle de Beaufort sur une zone côtière : c’est l’avis de grand frais. On parle d’avis de coup de vent à partir de la force 8 et d’avis de tempête à partir de la force 10. Un BMS en cours est une raison suffisante pour ne pas sortir en plaisance.
Nos skippers vous donnent leur avis sur les conditions du jour, gratuitement et sans engagement.

Dès le départ, prenez le bon Cap !